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Tarifs d'électricité: une septième hausse qui survient en pleine récession économique

MONTREAL, le 31 mars /CNW Telbec/ - La Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ) est inquiète des répercussions sur les consommateurs/trices d'une septième hausse des tarifs d'électricité dans ce contexte économique difficile. A compter du 1er avril 2009, la Régie del'énergie a autorisé une hausse des tarifs de distribution d'électricité d'Hydro-Québec de 1,22%.


Depuis le dégel des tarifs en janvier 2004, les clientèles d'Hydro-Québec auront subi des hausses totalisant 18,2% contre une inflation au Québec de 10,4%. "Concrètement, ça représente 193$/an pour une consommation moyenne de17 050 kWh", affirme Richard Dagenais, porte-parole de la CACQ. Généralement, les ménages chauffant leur logement à l'électricité supportent des hausses plus importantes : ainsi, Monsieur Dagenais calcule que pour une consommation dépassant 35 000 kWh par an, la hausse cumulée dépasse 21% depuis 2004, soit plus de 440$/an.
   

En vertu de la Loi sur la Régie de l'énergie, Hydro-Québec doit évaluer l'impact des hausses tarifaires sur les ménages à faible revenu. Selon Richard Dagenais, Hydro-Québec ne s'acquitte pas adéquatement de cette responsabilité et ne propose pas des mesures d'atténuation efficaces pour aider les ménages à faible revenu à faire face aux hausses répétées. Monsieur Dagenais cite l'exemple des mesures en efficacité énergétique qui ne permettent d'éponger qu'une très faible proportion de la hausse cumulée.

Les ménages à faible revenu allouent en moyenne 7,5% de leur revenu à la facture d'électricité contre 3,1% pour les ménages à revenu plus élevé. Ainsi, plus de 30% des ménages à faible revenu chauffant à l'électricité et plus de 50% des propriétaires à faible revenu consomment plus que le client moyen d'Hydro-Québec et sont susceptibles de subir des hausses de facture d'électricité supérieures à la moyenne, poursuit Richard Dagenais. A première vue, la hausse de 1,2% peut paraître avantageuse pour les consommateurs/trices, souligne Monsieur Dagenais puisqu'au départ, Hydro-Québec demandait une hausse uniforme de 2,2%. La réduction du taux d'augmentation de 2,2% à 1,22% résulte de la baisse des taux d'intérêts et des prix du pétrole ainsi que du report de certaines dépenses, nommément le coût du retrait des actifs du poste des Cantons pour 50 millions $. Il est vrai que la Régie aurait aussi pu autoriser des hausses différenciées, avec une hausse de 3,6% pour le secteur résidentiel, ce qui selon Monsieur Dagenais ne respecte pas la Loi.

Par contre, en l'absence de modifications des règles comptables cette année, les tarifs d'électricité auraient dû diminuer de 1,32%, précise Monsieur Dagenais. D'autant plus que pour les deux prochaines années la hausse des charges de retraite et les modifications des règles comptables, en vue de s'harmoniser aux règles internationales, pourraient entraîner des hausses tarifaires importantes. Selon Richard Dagenais, Hydro-Québec devra améliorer sa performance. Dans cette optique, les primes au rendement assumées par les clientèles doivent viser la réduction des coûts et l'amélioration de la qualité du service. Hydro-Québec devra également mieux contrôler le coût de ses investissements tel le nouveau système "Information Clientèle", qui a ralenti le temps de réponse téléphonique depuis l'été 2008. Enfin, la Régie doit restreindre le recours à des budgets de dépenses spécifiques dépassant 70 millions $, ce qui hausse les dépenses autorisées.
   

Selon Richard Dagenais, il faut revenir à la vocation première d'Hydro-Québec qui est d'offrir au meilleur coût possible un service essentiel à toute la population du Québec et non de servir de "vache à lait" pour le gouvernement, qui veut en profiter pour réduire les impôts.

Récipiendaire du prix 2009 de l'Office de la protection du consommateur pour sa campagne de sensibilisation au crédit et à l'endettement "Dans la marge jusqu'au cou !", la Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ) regroupe plus d'une vingtaine d'associations de consommateurs, réparties à travers le Québec, visant la promotion et la défense des intérêts des consommateurs.

Membres de la CACQ

ACEF de la Péninsule, ACEF de l'Outaouais, ACEF de Québec, ACEF des Basses-Laurentides, ACEF des Bois-Francs, ACEF du Haut-St-Laurent, ACEF du Sud-Ouest de Montréal, ACEF, Rimouski-Neigette et Mitis, ACEF Rive-Sud de Montréal, APIC Côte-Nord, CRIC de Port-Cartier, CIRCCO, GRAPE, SAAB de Charlevoix-Est, Service budgétaire Lac-Saint-Jean-Est, SBC de Chicoutimi, SBC de Jonquière, SBP de La Baie/Bas Saguenay, SBP des Sources, SBP de Saint-Félicien, Solutions Budget Plus.

Renseignements: Caroline Toupin, (514) 362-8623, Cell.: (514) 432-0137; Richard Dagenais, porte-parole de la CACQ, est disponible pour des entrevues

Ce projet a été rendu possible grâce à une contribution financière du programme Francommunauté virtuelles d'Industrie Canada.
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