MONTREAL, le 19 mars /CNW Telbec/ - La Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ) est déçue de constater l'absence de mesures dans le budget Jérôme-Forget pour augmenter le financement des organismes en défense collective des droits (DCD) : en effet le budget propose même une diminution du budget du Fonds d'aide à l'action communautaire.
"Pour les associations de consommateurs, la crise économique vécue par les québécoises et les québécois se traduit par une augmentation significative du nombre des demandes en consultation budgétaire, négociation avec les créanciers, prêt sans intérêt, etc.", soutient Monsieur Richard Dagenais, porte-parole de la CACQ. "Ce sont les associations de consommateurs qui viennent en aide à ceux qui, comme le disait madame Jérôme-Forget dans son énoncé économique de janvier dernier, sont directement touchés par la tempête économique", poursuit Monsieur Dagenais.
La moyenne de financement annuel des organismes en défense collective des droits (DCD), incluant les associations de consommateurs, est de 51 460$ alors que le financement moyen de l'ensemble des organismes communautaires, tout secteur confondu, est de 109 211$. Plus de la moitié des organismes en DCD reçoivent moins de 50 000$ annuellement et le quart d'entre eux reçoivent un financement annuel minimal de 25 000$. "Il s'agit là d'une situation inadmissible", commente monsieur Dagenais. "Ca fait des années que nous réclamons au gouvernement un rehaussement de 8,3 millions des subventions accordées aux organismes en défense collective des droits. Au bout du compte, surtout dans le contexte économique actuel, ce sont les consommateurs qui paieront pour les choix du gouvernement", ajoute Monsieur Dagenais.
Oui ! A la préservation du pouvoir d'achat des familles ! Non ! A la hausse des tarifs !
"Nous saluons les initiatives concernant la préservation du pouvoir d'achat des familles telles la hausse du salaire minimum et la pleine indexation des prestations d'aide sociale", commente Monsieur Dagenais. "Pour la CACQ, c'est un bon début. Il s'agit de réelles mesures qui permettent de maintenir la capacité de répondre aux besoins essentiels des Québécoises et des Québécois. Cependant, considérant la nouvelle politique d'indexation des services tarifés et la hausse de la TVQ, nous craignons que ces initiatives n'aient qu'une portée limitée pour l'ensemble des consommateurs, spécialement ceux à faible revenu. La hausse de 1% de la TVQ à partir de janvier 2010 ne constitue pas une mesure équitable de redressement budgétaire. L'augmentation du crédit remboursable de la TVQ pour les ménages à faible revenu ne représente pas une réelle mesure compensatoire envers les ménages à faible etmoyen revenu.
"Nous sommes d'avis que le gouvernement du Québec se doit d'offrir des services universels et accessibles pour tous les citoyens et citoyennes, principalement en ce qui a trait à la fourniture d'énergie, particulièrement pour les personnes à faible revenu", poursuit Monsieur Dagenais. D'ailleurs, la CACQ travaille activement à mettre sur pied un programme de Fonds d'aide concernant l'accès à l'énergie pour tous, qui pourrait prendre la forme d'une "Allocation-Energie". De plus, cette préoccupation est également partagée par différents partenaires tels le Comité consultatif de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale et Hydro-Québec. Comme le mentionne le Comité consultatif de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale, les hausses tarifaires importantes des coûts pour l'électricité, le chauffage, l'alimentation et le transport affectent négativement la qualité de vie de personnes à faible revenu qui, pour un grand nombre, composent avec un revenu fixe, puisque ces biens et services constituent l'essentiel de leurs dépenses.
"En accord avec ces motifs, nous nous opposons à toute hausse de tarifs, qu'il s'agisse d'électricité, de permis ou de cotisation, qui ne serviraient dans les faits qu'à payer la dette du gouvernement ou financer les baisses d'impôt. Les impôts doivent assurer un financement équitable des services publics incluant le remboursement de la dette", conclut Richard Dagenais.
Récipiendaire du prix 2009 de l'Office de la protection du consommateur pour sa campagne de sensibilisation au crédit et à l'endettement "Dans la marge jusqu'au cou !", la Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ) regroupe plus d'une vingtaine d'associations de consommateurs réparties à travers le Québec visant la promotion et la défense des intérêts des consommateurs.
Membres de la CACQ
ACEF de la Péninsule, ACEF de l'Outaouais, ACEF de Québec, ACEF des Basses-Laurentides, ACEF des Bois-Francs, ACEF du Haut-St-Laurent, ACEF du Sud-Ouest de Montréal, ACEF, Rimouski-Neigette et Mitis, ACEF Rive-Sud de Montréal, APIC Côte-Nord, CRIC de Port-Cartier, CIRCCO, GRAPE, SAAB de Charlevoix-Est, Service budgétaire Lac-Saint-Jean-Est, SBC de Chicoutimi, SBC de Jonquière, SBP de La Baie/Bas Saguenay, SBP des Sources, SBP de Saint-Félicien, Solutions Budget Plus.
Renseignements: Caroline Toupin, (514) 362-8623, Cell.: (514) 432-0137; Richard Dagenais, porte-parole de la CACQ, est disponible pour des entrevues.
Ce projet a été rendu possible grâce à une contribution financière du programme Francommunauté virtuelles d'Industrie Canada.