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Les consommateurs du Québec : moins protégés qu'il y a 15 ans!
Montréal, 27 février 2008 – Faisant suite au reportage de l’émission « La Facture » diffusé le 26 février, la Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ) déplore le manque de volonté politique des gouvernements en matière de protection des consommateurs. En effet, depuis l’obsession du déficit zéro en 1995, l’Office de la protection du consommateur (OPC) a vu ses budgets diminuer de près de 50%. Selon Nicole Chapdelaine, porte-parole de la CACQ, « cette situation est inacceptable compte tenu de l’importance du rôle de l’OPC dans un marché de plus en plus déréglementé qui se développe et se complexifie à une vitesse grandissante ».
« Paradoxalement, à l’heure où les consommateurs ont le plus besoin de protection, ils sont moins protégés qu’il y a 10 ou 15 ans », affirme madame Chapdelaine. En effet, les consommateurs sont confrontés à de nouvelles réalités qui ne sont pas couvertes par la Loi sur la protection des consommateurs, notamment en matière de crédit, de commerce électronique et de téléphonie cellulaire », constate-t-elle. C’est pourquoi il est d’autant plus important, en 2008, d’avoir un OPC fort qui a les moyens de légiférer et d’assumer son rôle de surveillance dans ces domaines, bref, de protéger pleinement les consommateurs. Bien sûr, il existe des émissions d’intérêt public pour dénoncer les pratiques commerciales abusives telles que La facture ou JE, mais ces émissions ne remplaceront jamais l’OPC puisqu’elles n’ont pas de pouvoir législatif ou même punitif en matière de protection des consommateurs.
« Le résultat de toutes ces coupures budgétaires sur la protection des consommateurs est que faute de ressources, l’OPC a de la difficulté à assumer sa mission de surveillance », déplore madame Chapdelaine. En effet, depuis les années 90, l’OPC a connu une diminution de 26% des enquêtes, 58% des poursuites, 63% des amendes. En 2005-2006, l’OPC a dû diminuer son personnel de plus de 50%.
Soulignons que près de 300 000 consommateurs québécois font encore confiance et communiquent avec l’OPC chaque année. « Il devient urgent que le gouvernement reconnaisse l'importance de la protection des consommateurs en accordant un financement adéquat pour un service apprécié par les citoyens », défend madame Chapdelaine. «Ajoutons que les membres du personnel de l’OPC sont dévoués et possèdent une réelle volonté de protéger les citoyens. Par contre, pour accomplir sa mission de surveillance et pour assurer une véritable protection aux consommateurs du Québec, l’OPC a besoin d’une volonté politique de l’État qui se traduirait par une augmentation des budgets de l’OPC dès la prochaine année », conclut madame Chapdelaine.
La Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ) est un regroupement de plus d’une vingtaine d’associations de consommateurs, réparties à travers tout le Québec, qui vise la promotion et la défense des intérêts des consommateurs. La Coalition porte entre autres, depuis quelques années, une revendication auprès de l’OPC et du gouvernement afin que soit adoptée une loi pour interdire la sollicitation et la publicité sur le crédit.
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Contact média : Caroline Toupin
Tél. : 514-362-8623
Nicole Chapdelaine, porte-parole de la CACQ est disponible pour des entrevues.